21.08.2017, 18:42  

Branko Milisavljevic: "Le basket, c'est ma vie"

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Branko Milisavljevic a joué dans des championnats prestigieux.

 21.08.2017, 18:42   Branko Milisavljevic: "Le basket, c'est ma vie"

BBC Monthey - Branko Milisavljevic, le nouvel entraîneur du BBC Monthey, a posé ses valises dans le Chablais. Rencontre avec un passionné, désireux de transmettre son expérience.

Il est le nouveau visage du BBC Monthey. Derrière sa barbe de trois jours et ses lunettes de soleil, Branko Milisavljevic est un homme chaleureux, doublé d’un tempérament calme et posé. «Même si je n’ai jamais eu peur de montrer mes émotions, j’ai aussi toujours pris soin à ce qu’elle ne prennent pas trop d’importance. Comme pour tout, il faut trouver le juste milieu.» Le ton est donné. Arrivé en Valais il y a quelques...

Il est le nouveau visage du BBC Monthey. Derrière sa barbe de trois jours et ses lunettes de soleil, Branko Milisavljevic est un homme chaleureux, doublé d’un tempérament calme et posé. «Même si je n’ai jamais eu peur de montrer mes émotions, j’ai aussi toujours pris soin à ce qu’elle ne prennent pas trop d’importance. Comme pour tout, il faut trouver le juste milieu.» Le ton est donné. Arrivé en Valais il y a quelques jours à peine, Branko Milisavljevic pose ses valises à Monthey précédé d’une grande réputation de joueur acquise durant 21 ans, avant d’endosser la casquette d’entraîneur il y a trois saisons de cela. Plus fidèles alliées, ses expériences aux quatre coins de l’Europe qui lui ont permis de bâtir une solide carte de visite.

Chez les plus grands

Ex-Yougoslavie, France, Grèce, Espagne, Allemagne ou encore Suisse représentent les étapes principales d’une carrière entamée à l’âge de 17 ans lorsqu’il quitte le domicile familial d’Uzice, dans l’ancienne République socialiste de Serbie. «C’est dur quand tu es jeune de partir de chez toi et de quitter ton confort. J’ai eu la chance de grandir durant une époque que d’immenses joueurs comme Drazen Petrovic ont marquée de leur talent. En les voyant jouer, on a envie à notre tour de pouvoir marquer des paniers importants et vivre de grandes émotions.» Un goût du sacrifice enseigné par son père et qui ne l’aura jamais quitté. «Mon père m’a toujours soutenu dans mes choix. Il m’a appris les valeurs importantes de la vie et je lui dois beaucoup. Lorsque j’ai décidé de partir de la maison, il m’a expliqué que j’allais au devant d’un parcours difficile avec de longs voyages et qu’il me faudrait mériter tout ce qui m’arrive en donnant le meilleur de moi chaque jour. Cela m’a beaucoup aidé et poussé à faire de nombreux sacrifices.»

Au Partizan Belgrade

Commencé à Cacak, son parcours s’écrira rapidement en lignes dorées puisqu’il terminera meilleur marqueur du championnat yougoslave, alors qu’il n’est qu’âgé de 23 ans. Une performance qui lui ouvrira les portes du Partizan Belgrade, avec un titre de vice-champion de Yougoslavie à la clé. «Pour progresser tu ne dois jamais te fixer de limites. A chaque fois que tu changes de club ou de pays, tu reprends tout à zéro et c’est à toi d’écrire un nouveau chapitre de ton histoire. L’image que tu laisses en partant vaut davantage que ce que ton nom véhicule, car c’est sur elle que les gens te jugeront.» Une saison à près de vingt points par match à Limoges lui ouvrira les portes des plus grands clubs européens, lui qui portera les couleurs des prestigieux PAOK Salonique, Olympiakos le Pyrée ou encore Dynamo Moscou, avant de poser ses valises à Lugano en 2012.

«J’ai eu la chance de pouvoir jouer à Lugano puis à Genève où j’ai terminé ma carrière. Quand tu vis une aventure comme le fut pour moi le basket durant 21 ans, c’est agréable de pouvoir terminer de la sorte.» Une escapade tessinoise au cours de laquelle il fit la connaissance d’un certain Ciccio Grigioni, actuel team manager du BBC Monthey. «Si je n’avais pas joué à Lugano je ne serai sans doute jamais arrivé à Monthey. Ciccio est un passionné de basket qui a tout donné pour ce sport. En discutant avec lui, je m’étais rendu compte que nous avions énormément de points communs, que ce soit en sport mais aussi sur des questions plus philosophiques. Dès lors, j’ai toujours eu envie de pouvoir travailler un jour avec lui.»

Proche des joueurs

En posant ses valises au Reposieux, Branko Milisavljevic se lance donc un nouveau défi, lui qui dirigea par le passé l’équipe de BKK Radnicki Belgrade avant d’officier la saison passée en tant que consultant du Partizan Belgrade. «Le basket c’est ma vie et c’est pour cela que j’ai décidé d’y consacrer ma deuxième carrière. Je sens pour le moment que ma place est encore sur le terrain, à proximité des joueurs.» Désireux de faire partager son savoir, le Serbe semble avoir trouvé, au travers du nouveau projet «Grow Up» de la direction chablaisienne, l’endroit idéal pour transmettre son incommensurable expérience. «Le projet des dirigeants m’a tout de suite plu car je sens que nous sommes sur la même longueur d’onde. C’est une opportunité unique de donner au club un nouveau visage en faisant évoluer des jeunes.» Un travail qui sera facilité par l’apport de joueurs d’expériences. «La présence d’éléments comme Maza, Dubas et Kazadi sera très importante. Ils vont devoir montrer l’exemple et aider les jeunes à développer leur potentiel. L’important est de rapidement créer un esprit de groupe et que la mayonnaise prenne.»

Et pour Branko aussi de transmettre sa philosophie. «En plus de faire progresser les joueurs, nous avons la responsabilité de leur apprendre à devenir de meilleures personnes ainsi que de les préparer pour leur futur. Lorsque j’étais jeune, je n’ai jamais acheté le maillot d’un tel joueur car tout parcours est différent et c’est à chacun de forger sa propre personnalité. Telle est du moins ma philosophie.» Branko Milisavljevic, un homme avec la tête sur les épaules. La barre du navire jaune et vert est désormais entre ses mains.

Lionel Pattaroni

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Christophe Grau, président du BBC Monthey: «Monthey doit être une rampe de lancement pour Branko»

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans ce nouveau projet?
Après avoir connu deux saisons fastes couronnées de trois titres, il était important pour le club de prendre une nouvelle direction. Nous avons donc décidé de nous axer davantage sur la formation en faisant venir des jeunes joueurs talentueux. Il va désormais falloir garder le cap.

Comment votre choix s’est-il porté sur Branko Milisavljevic?
Nous avons trouvé en lui un passionné de basket prêt à jouer avec les jeunes. Il a une très solide expérience et je suis impatient de voir ce qu’il peut apporter à Kazadi, à plus forte raison qu’il occupait une place similaire sur le terrain. En misant sur un jeune entraîneur, nous espérons aussi lui offrir une rampe de lancement pour sa nouvelle carrière.

Qu’attendez-vous de la saison qui se profile?
Le championnat sera sans doute encore plus serré que d’habitude car beaucoup de petites équipes se sont bien renforcées. Je sens qu’ici il y a un engouement autour de ce nouveau projet et que tout le monde est motivé à l’idée de vivre cette expérience. Le public est toujours à nos côtés et cela fait plaisir de voir de plus en plus de nouvelles têtes au Reposieux. 
 


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