12.06.2017, 00:01  

Ski Valais poursuit sa mue

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Après sa restructuration sportive, Ski Valais va changer administrativement dans les mois à venir.

 12.06.2017, 00:01   Ski Valais poursuit sa mue

Par Johan Tachet

SKI ALPIN - L’association des sports de neige valaisanne entreprend une restructuration administrative.

Une page se tourne au sein de Ski Valais. Après treize années de bons et loyaux services, Pirmin Zurbriggen, ancien président, et Alain Kronig, le directeur, ont pris congé de l’association cantonale des sports de neige samedi lors de la 84e assemblée des délégués qui s’est déroulée à Champéry. «Il faut désormais de nouvelles idées, de nouvelles personnalités...

Une page se tourne au sein de Ski Valais. Après treize années de bons et loyaux services, Pirmin Zurbriggen, ancien président, et Alain Kronig, le directeur, ont pris congé de l’association cantonale des sports de neige samedi lors de la 84e assemblée des délégués qui s’est déroulée à Champéry. «Il faut désormais de nouvelles idées, de nouvelles personnalités et de nouvelles impulsions», énonce Alain Kronig qui, avec l’aide des ski-clubs et de ses collaborateurs, a restructuré Ski Valais il y a un peu plus d’une décennie avec pour résultats l’éclosion sur la scène internationale d’une génération talentueuse de skieurs.

Alliance avec des partenaires

Cependant depuis deux ans, l’association connaît plusieurs difficultés financières et sportives. Celle-ci a totalement dû revoir sa structure l’année dernière. Ski Valais avait alors choisi de se professionnaliser en privilégiant le développement du sport d’élite chez les jeunes athlètes. Mais la mue n’est toujours pas terminée, puisque la nouvelle organisation doit toujours être définie sur le plan administratif. «C’est d’ailleurs la priorité du nouveau Présidium», poursuit Alain Kronig. «L’idée est de trouver des synergies avec des partenaires faisant partie des sports de neige afin de partager les différentes tâches.» Des discussions avec des partenaires privés, mais également d’autres associations ont été lancées, Ski Valais espère convoquer une assemblée générale extraordinaire durant l’automne afin de présenter la nouvelle structure.

Dans l’attente d’un président

En attendant, l’association n’a toujours pas élu de nouveau président depuis le retrait il y a une année de Primin Zurbriggen et cherche toujours un futur candidat dans le Valais central. C’est le Présidium qui assure la période de transition. Celui-ci a d’ailleurs intronisé Richard Stucky comme délégué du Haut-Valais à la place de Pirmin Zurbriggen. Le Haut-Valaisan rejoint Natacha Lathion pour le Valais central et Serge Albertini pour le Bas.

Structure sportive également revue?

La structure sportive, modifiée l’année dernière avec l’introduction de quatre groupes d’entraînement regroupant les 150 meilleurs jeunes skieurs du canton, pourrait également déjà être révisée une fois la nouvelle administration connue. «Des discussions seront nécessaires», annonce Alain Kronig. «La structure sera la même encore l’hiver prochain et nous avons des réserves pour deux années supplémentaires. Mais il est important de trouver de nouvelles idées en impliquant l’ensemble des clubs dans le but d’élargir la base du ski de compétition bien trop étroite.»

Cadres valaisans: Un mode de sélection en question

Depuis la restructuration sportive de Ski Valais l’année dernière, de nombreuses dents grincent concernant le mode de sélection des jeunes skieurs dans les différents cadres. Samedi, un délégué s’est fait l’écho du nombre grandissant d’enfants de onze ou douze ans à qui on doit dire qu’ils ne peuvent plus faire du ski de compétition car pas assez doués. «Les sélections font beaucoup de bruit», reprend Alain Kronig. «Même si le changement de structure a engendré des sélections plus strictes, le niveau n’a pas changé. Nous avons moins d’athlètes à la base, mais le pourcentage d’athlètes sélectionnés est resté le même.» Mais le courroux de nombreux parents se fait malgré tout toujours plus pressant. «Quand ton enfant n’est pas sélectionné, c’est une réaction normale. Mais nous avons toujours tout expliqué et nous nous sommes toujours montrés transparents. Les critères étaient écrits et étaient les mêmes que l’année dernière.» Toutefois, Alain Kronig reconnaît qu’il faut «trouver un bon moyen pour que les jeunes ne soient plus freinés par les sélections et donner une certaine sécurité pour que chacun puisse continuer le ski de compétition». JT


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