13.09.2017, 00:01  

L’UDC votera pour Ignazio Cassis

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 13.09.2017, 00:01   L’UDC votera pour Ignazio Cassis

Conseil fédéral Les trois candidats à la succession de Didier Burkhalter ont entamé leur examen par les groupes parlementaires.

Chaude ambiance hier après-midi au Palais fédéral. Une nuée de journalistes, disparaissant derrière une forêt de micros, se pressait devant les salles de commission des groupes parlementaires de l’UDC, du PDC et des Verts. L’enjeu: capter l’état d’esprit des députés qui auditionnaient les trois candidats PLR au Conseil fédéral. Car c’était jour d’examen pour Isabelle Moret (VD), Pierre Maudet...

Chaude ambiance hier après-midi au Palais fédéral. Une nuée de journalistes, disparaissant derrière une forêt de micros, se pressait devant les salles de commission des groupes parlementaires de l’UDC, du PDC et des Verts. L’enjeu: capter l’état d’esprit des députés qui auditionnaient les trois candidats PLR au Conseil fédéral. Car c’était jour d’examen pour Isabelle Moret (VD), Pierre Maudet (GE) et Ignazio Cassis (TI). Ils avaient intérêt à se montrer convaincants. La réussite de cet oral jouera un rôle lors de l’élection du 20 septembre par l’Assemblée fédérale.

A l’issue des auditions, seule l’UDC a montré clairement son jeu. «A nos yeux, la représentation du Tessin est déterminante», a déclaré le chef du groupe parlementaire Adrian Amstutz. «La Constitution exige une représentation équitable des trois régions linguistiques. Donner un siège au Tessin s’impose d’autant plus que le canton est en butte à des problèmes de voisinage avec l’Italie». Adrian Amstutz s’est refusé à détailler et commenter les positions exprimées par les candidats sur les sujets de politique générale, histoire d’éviter de donner à Ignazio Cassis une étiquette trop UDC-compatible qui pourrait se retourner contre lui.

Le Tessinois ne bénéficie cependant pas d’un soutien total au sein du groupe UDC. Au vote, il a obtenu 45 voix contre 11 pour la Vaudoise Isabelle Moret. Une seule chose est sûre: le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet n’a rien à attendre de l’UDC. Il n’a obtenu qu’une seule voix dans le groupe.

Pour leur part, les Verts et le PDC n’ont pas encore émis de recommandation de vote. Une tendance se dessine néanmoins chez les Verts. Le chef du groupe Balthasar Glättli ne cache pas que l’augmentation de la représentation des femmes au Conseil fédéral est une priorité pour son parti. Il trouve d’ailleurs qu’Isabelle Moret a été injustement traitée par les médias alémaniques. «La présentation qu’elle nous a faite était tout à fait à la hauteur de celle des deux autres candidats».

Ses positions libérales ne plaisent cependant pas à l’ensemble du groupe. Ses réponses sur la question des sans-papiers, notamment, n’ont pas satisfait les Verts qui apprécient par contre l’opération de régularisation lancée par Pierre Maudet à Genève. Les voix écologistes devraient donc se diviser entre Isabelle Moret qui, selon les témoignages, a paru un peu plus tendue que les autres mais très solide, et Pierre Maudet, très séducteur mais un peu arrogant. Par contre, Ignazio Cassis ne peut pas compter sur les Verts. «Il s’est prononcé contre toute mesure d’économie dans l’armée et l’agriculture», note Balthasar Glättli. «Cela ne correspond pas à nos priorités».

Le groupe PDC est celui qui reste le plus discret. Il s’est contenté hier d’auditionner les trois candidats, sans entamer de discussion sur le choix à opérer. Ce débat-là aura lieu dans une semaine. Interrogée, la conseillère nationale fribourgeoise Christine Bulliard avoue qu’elle n’a rien appris de neuf au cours de l’audition. «Nous avons affaire à trois candidats de valeur qui seront départagés en fonction de leur charisme». Elle estime que la représentation de la Suisse italienne ne suffit pas à justifier une candidature. «Un conseiller fédéral représente toute la Suisse». Selon les témoignages récoltés auprès d’autres parlementaires, il semble que Pierre Maudet ait fait preuve de fraîcheur, de clarté et de capacité à convaincre. Les parlementaires alémaniques qui ne le connaissaient pas bien auraient été favorablement surpris.

L’exercice se poursuivra la semaine prochaine. Les trois candidats ont rendez-vous le 19 septembre avec les groupes socialiste, vert’libéral et bourgeois démocrate. Le président du PDC Gerhard Pfister précise à l’intention des socialistes qui pourraient être tentés par le lancement d’une candidature extérieure au ticket officiel que son parti ne se prêtera pas à une telle opération.


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