14.08.2017, 12:00  

Deux Valaisannes décrochent le graal de la formation agricole (1/2)

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 14.08.2017, 12:00   Deux Valaisannes décrochent le graal de la formation agricole (1/2)

Formation agricole - Rares sont les Valaisannes à avoir obtenu une maîtrise agricole. Cette année, deux agricultrices ont mené à bien cette formation, Bérangère Carron et Marie-Danielle Luisier.

Evénement exceptionnel, deux Valaisannes ont obtenu leur maîtrise agricole cette année. Deux en une volée, alors que l'Association des maîtres agriculteurs du Valais ne compte que quatre femmes parmi ses 114 membres.

Bérangère Carron et Marie-Danielle Luisier ont décroché leur maîtrise, en même temps que le Vétrozain Bertrand Pillet. La cuvée 2017 est assez exceptionnelle, puisque ces cinq dernières années, seuls trois Valaisans ont décroché ce graal.

La passion de Bérangère Carron

Après des années de...

Evénement exceptionnel, deux Valaisannes ont obtenu leur maîtrise agricole cette année. Deux en une volée, alors que l'Association des maîtres agriculteurs du Valais ne compte que quatre femmes parmi ses 114 membres.

Bérangère Carron et Marie-Danielle Luisier ont décroché leur maîtrise, en même temps que le Vétrozain Bertrand Pillet. La cuvée 2017 est assez exceptionnelle, puisque ces cinq dernières années, seuls trois Valaisans ont décroché ce graal.

La passion de Bérangère Carron

Après des années de combat, Bérangère Carron a pu ouvrir sa chèvrerie à Charrat l’année passée. Aujourd’hui, elle se retrouve au milieu d’une centaine de chèvres, mais aussi avec des chevaux, des ânes, des vaches, des lamas et alpagas, des poules, des lapins… Sa chèvrerie est en réalité une vraie arche de Noé.

>>A lire aussi: le combat de Bérangère Carron pour sa chèvrerie

Passionnée par son métier, elle a été jusqu’au bout de ses études, en multipliant les activités: maman, agricultrice, vendeuse sur ses stands et... étudiante.

«Après le parcours que j’ai eu, l’obtention de la maîtrise me permet de montrer, notamment aux services de l’Etat, que je suis cohérente dans ce que je fais.» En une phrase, on comprend le caractère d’une agricultrice qui n’a pas la langue dans sa poche. Franche et directe.

«Je suis une femme atypique. D’habitude, dans les exploitations agricoles, l’homme s’occupe de la partie technique et la femme s’occupe du bureau. Moi, je fais tout.» Son métier, à la base, c’est le contact avec les animaux. Mais, la profession évolue. «Les aspects administratifs prennent de plus en plus de temps.» Pour affronter cet aspect de son travail, la maîtrise est un atout.

Un projet agrotouristique

Bérangère Carron ne va pas s'arrêter en si bon chemin. «Je veux augmenter la part de l’agritourisme dans mon activité. Je sais qu’il y a de la demande. Ce qu’il me manque, c’est le temps.» Elle souhaite aussi s'affranchir au maximum des paiements directs. «Je ne supporte plus ce système, trop aléatoire, qui nous prive d’une partie de notre salaire sur une décision prise dans des bureaux.»

Lorsqu’elle reçoit des visiteurs sur son exploitation, elle partage avec passion ses connaissances, multiplie les anecdotes, présente la vie à la ferme comme une véritable aventure. L’accueil des gens correspond parfaitement au caractère de Bérangère Carron. «J’ai du plaisir à présenter ce qui me passionne et j’aime voir la joie sur le visage des gens.» Plus qu'un métier, l'agriculture est pour elle, comme pour beaucoup de paysans, une véritable passion.

Retrouvez le portrait de Marie-Danielle Luisier dès 18h sur le site et l'application du Nouvelliste et dans l'édition papier du 16 août.

Une nouvelle formation agricole en Valais

La formation menant à la maîtrise agricole est coordonnée sur le plan romand. Jusqu’ici, aucun cours n’était proposé en Valais. Cela va changer dès la prochaine rentrée. «Cette formation se fait par modules, lesquels donnent droit à un certain nombre de points. Nous allons proposer deux modules: les moutons et les chèvres ainsi que l’accueil à la ferme. Ce dernier module est aussi disponible pour le brevet de paysanne», indique Guy Bianco, le directeur de l’Ecole d’agriculture de Châteauneuf.

Ironie de l’histoire, le Valais lance ces cours consacrés aux caprins, alors que les deux maîtrisées valaisannes vivent au milieu des chèvres.


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