13.09.2017, 19:36  

Examen médical pour la conduite à 75 ans: les réactions en Valais

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Dès 2019, les examens médicaux pour la conduite devront se faire tous les deux ans depuis l'âge de 75 ans, contre 70 actuellement. Ainsi en ont décidé les Chambres fédérales.

 13.09.2017, 19:36   Examen médical pour la conduite à 75 ans: les réactions en Valais

Permis de conduire - A partir de 2019, le test d'aptitude à la conduite devra se faire à 75 ans, au lieu de 70 actuellement. Ainsi en ont décidé les Chambres fédérales. Premières réactions en Valais.

Responsabiliser les conducteurs. Voilà, globalement, le sens des premières réactions en Valais après la décision du Conseil des Etats de relever l’âge du premier examen médical pour la conduite à 75 ans, au lieu de 70 actuellement. «Globalement, les gens sont en meilleure santé plus longtemps. Mais il est de leur responsabilité d’effectuer certains examens de prévention et de contrôle à partir de 65 ans», souligne ainsi Monique Lehky Hagen, présidente de la Société médicale du...

Responsabiliser les conducteurs. Voilà, globalement, le sens des premières réactions en Valais après la décision du Conseil des Etats de relever l’âge du premier examen médical pour la conduite à 75 ans, au lieu de 70 actuellement. «Globalement, les gens sont en meilleure santé plus longtemps. Mais il est de leur responsabilité d’effectuer certains examens de prévention et de contrôle à partir de 65 ans», souligne ainsi Monique Lehky Hagen, présidente de la Société médicale du Valais. La SMVS avait pris position en faveur de cette modification de la loi, qui sera effective depuis 2019.

>> A lire aussi: L’examen médical pour la conduite repoussé à 75 ans

La SMVS s’apprête, à la lumière de la décision des Chambres, à inciter le corps médical à faire passer des contrôles de la vision à leurs patients de plus de 70 ans qui conduisent. «Il faudra y être plus attentif, car c’est un des problèmes les plus fréquemment détectés lors des contrôles obligatoires.»

L’aptitude n’est pas forcément une question d’âge

Moniteur d’auto-école depuis 40 ans et engagé pendant de nombreuses années en tant qu’expert du Conseil suisse de la sécurité routière, Michel Alder se montre plus mitigé quant à cette révision de la loi. «Je ne suis pas contre, mais cela ne résout pas le problème. Je fais de plus en plus d’évaluation de seniors, soit volontaires, soit demandées par le corps médical ou carrément sur convocation du Service des automobiles. J’ai eu des personnes de plus de 90 ans qui étaient encore tout à fait capables de conduire et d’autres de 68-69 ans trop touchées dans leur santé. Nous ne sommes pas tous égaux…»

Pour cet observateur privilégié de la route, il faut «davantage encourager, sensibiliser, et compter effectivement sur la responsabilité des gens. Ce n’est pas facile à accepter, mais au bout d’un moment, ceux qui doivent poser le permis comprennent, que ce soit à 30 ans ou 90 ans.»

Prévenir et sensibiliser

Le texte de loi stipule donc que les activités de prévention et de sensibilisation de la Confédération doivent être étendues. «Je ne suis pas sûr que le relèvement de 70 à 75 ans résolve tous les problèmes, mais il faut en effet que les aspects préventifs suivent», estime Yann Tornare, directeur de Pro Senectute Valais, qui vise au maintien de l’autonomie des personnes âgées. Mais pour lui, la question est plus vaste. «Il faut que la société prenne conscience que les seniors ont une vie après 75 ans. Ça, c’est un problème politique, notamment en termes de développement des offres de mobilité.»
 


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