12.09.2017, 00:01  

Ils poussent comme des champignons

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Deux immeubles sont en phase de construction dans le quartier du Nant de Choëx.

 12.09.2017, 00:01   Ils poussent comme des champignons

Près de 600 logements devraient voir le jour dans les cinq ans sur le territoire communal. La ville va ainsi s’agrandir de 1500 âmes.

Si l’on tient compte des constructions actuelles en ville de Monthey ou des différentes mises à l’enquête, la ville pourrait franchir la barre des 19 000 habitants avant 2025, et ce même sans fusionner avec sa voisine de Collombey-Muraz. En effet, au total, on peut parler d’une augmentation...

Si l’on tient compte des constructions actuelles en ville de Monthey ou des différentes mises à l’enquête, la ville pourrait franchir la barre des 19 000 habitants avant 2025, et ce même sans fusionner avec sa voisine de Collombey-Muraz. En effet, au total, on peut parler d’une augmentation prévisible de 1500 âmes pour 600 logements dès 2022 déjà.

Mais le président de Monthey, Stéphane Coppey, ne se fait pas trop de soucis contrairement à ce qui passe dans le reste du canton (voir page 6). «Lors de la décennie écoulée, notre population a augmenté en moyenne de 300 personnes par année (ndlr: moins en 2016). Cette tendance ne devrait pas faiblir ces prochaines années, tant s’en faut…» Il faut dire que diverses caisses de pension et/ou promoteurs cherchent à investir dans le Chablais et plus précisément dans le chef-lieu du district.

Divers immeubles sont actuellement en construction. Parmi eux: les Jardin de Louis (cinq bâtiments) aux rues du Coppet, de la Verrerie et avenue de l’Industrie pour un total de 167 habitations. Les premiers locataires pourront y entrer dès le 1er octobre.

A une caisse de pension

A l’instigation de promoteurs fribourgeois, deux immeubles sont en construction au Nant de Choëx (sortie de la ville, proche des Ilettes) pour un total de vingt appartements. Le projet de la résidence Le Château (21 logements, tous prévus à la vente) a, lui, été vendu en bloc à une caisse de pension.

A l’avenue de France, le nouvel écrin signé Bonnard et Woeffray situé entre la route cantonale et l’avenue du Crochetan commence à sortir de terre et proposera 18 surfaces, dont trois dévolues à des bureaux. Le célèbre bureau d’architectes précité s’y installera. Trois immeubles sont également prévus aux Aunaires, à proximité directe de la zone commerciale de Collombey,

Un double sentiment

Cinq grands appartements sont projetés Sous-Huautavy (près du chemin d’Arche). «Au total, dans les deux ans, on peut partir du principe que l’on comptera 230 logements supplémentaires, soit 550 citoyens de plus», synthétise Stéphane Coppey.

Juriste auprès des Syndicats chrétiens et responsable de l’Asloca Monthey, Cindy Genin est partagée entre deux sentiments. «Le fait que beaucoup d’appartements soient désormais vides (ndlr: 75 au 30 juin, dont 54 pour de la location) permet aux locataires de négocier des loyers gratuits ou d’autres frais, comme ceux inhérents à leur déménagement.»

Selon la conseillère générale PDC, il y a un revers de la médaille. «En cas de résiliation anticipée, trouver un autre locataire est désormais plus compliqué. Les potentiels repreneurs se dirigent plus facilement vers un logement avec un ou des loyers offerts. Par conséquent, la relation entre le locataire et sa régie ou son propriétaire ne peut que se durcir face à ce marché déséquilibré.»

Davantage acteur?

Président de la Fédération socialiste locale, Guillaume Sonnati enchaîne: «Se loger est un droit. Le marché doit aussi répondre aux besoins de personnes et/ou familles monoparentales et/ou nombreuses, au bénéfice d’une capacité financière plus faible que la moyenne. Attention à offrir des logements protégés à des prix raisonnables et accessibles. Monthey ne doit pas être uniquement attractif pour les Vaudois qui voudraient s’y installer mais aussi pour les gens du lieu.»

Selon Guillaume Sonnati, la commune de Monthey pourrait davantage se montrer acteur sur le terrain. «Elle pourrait décider de n’accorder des dérogations en matière de construction que si le projet immobilier concerné offre des loyers abordables. Idem si elle se décidait à construire sur une parcelle lui appartenant.»

Une forme de chantage pas très légale, selon Stéphane Coppey.

Améliorer les questions de mobilité

Si tous les terrains cités dans cet article sont équipés pour 24 000 habitants, une hausse de 1500 âmes aurait cependant des conséquences directes pour le ménage communal.

«Les constructions prochaines de l’école du Mabillon et de l’agrandissement du home Les Tilleuls ainsi que la planification de l’agrandissement de la crèche permettront d’absorber sans difficulté cette augmentation qui sera d’ailleurs enregistrée sur plusieurs années», rassure le président Stéphane Coppey.

Reste le problème de la mobilité avec des entrées de ville saturées. «D’où l’importance de mettre l’accent sur le transport public et l’amélioration de nos accès (construction des routes entrée nord et entrée sud et doublement du rond-point du Boeuferrant).» fz


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