10.09.2017, 13:42  

Tohu Bohu: plongée dans le blues bestial des Coconut Kings

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Les Coconut Kings ont livré un show endiablé, samedi au festival Tohu Bohu à Veyras.

 10.09.2017, 13:42   Tohu Bohu: plongée dans le blues bestial des Coconut Kings

festival - Les impétueux Coconut Kings étaient en concert samedi au Tohu Bohu à Veyras. On vous emmène dans leur monde fait de blues viscéral, de vintage royal et de souliers vernis.

«Vous n’avez pas vu les Coconut Kings?», demande-t-on à l’entrée des backstages du Tohu Bohu. Lorsqu’on aperçoit ces types sortis d’un autre monde - ou d’un film, peut-être - on sait d’avance que cette interview va être fichtrement sympathique.

En ce samedi après-midi à Veyras, les musiciens du groupe sédunois sont posés sur des canapés de cuir et sirotent une bonne blonde avant que la scène du festival ne les appelle. La moustache est lisse, la chemise improbable,...

«Vous n’avez pas vu les Coconut Kings?», demande-t-on à l’entrée des backstages du Tohu Bohu. Lorsqu’on aperçoit ces types sortis d’un autre monde - ou d’un film, peut-être - on sait d’avance que cette interview va être fichtrement sympathique.

En ce samedi après-midi à Veyras, les musiciens du groupe sédunois sont posés sur des canapés de cuir et sirotent une bonne blonde avant que la scène du festival ne les appelle. La moustache est lisse, la chemise improbable, le pantalon pincé et les chaussures vernies à point. Dehors, le ciel est triste. Mais le groupe s’en fiche bien, de la météo. «On va s’éclater, même s’il y a seulement dix personnes pour nous écouter», nous lâche-t-on d’entrée. 

Conduire à la transe

Micael, Roman, Gaël, Loris et Sylvain respirent et transpirent le rythm’n’blues. Ou plutôt, le «Wild smokin’ and rockin’ rhythm’n’blues», comme ils aiment l’appeler. «On se concentre sur la période où le blues devient électrique, au sud des Etats-Unis et à Chicago à la fin des années 40. Mais on le tord avec plein d’autres influences. Les puristes du blues ne l’entendraient plus vraiment dans ce qu’on fait", explique le guitariste Roman, la chaîne d’or pendant au cou et le cheveu gominé. 
 

© CHRISTIAN HOFMANN

Ce qu’ils veulent par dessus-tout, ces cinq copains, c’est faire entrer le public dans une transe quasi-vaudou. Viscérale, bestiale, incontrôlable. «Comme dans les films de David Lynch, il y a un côté cool mais en même temps crade. Sexy mais aussi vraiment dégueulasse», image Roman.

Si, ce samedi, les musiciens jouent sur une grande scène, ils confient être plus confortables lorsqu’ils affûtent leurs pulstations fiévreuses en clubs. «La proximité avec le public permet d’arriver plus facilement à cet état de tension», indique le chanteur Micael. Et pour Sylvain, maître de l’harmonica, «c’est bien de se poser et de ne pas savoir quand on finit.»

Une sacrée présence

Qu’ils soient un poil moins à l’aises sur une scène de festival, on peut vous dire que ça ne se voit pas du tout. Une fois montés sur les planches du Tohu Bohu, les Coconut Kings ont conjuré le temps maussade et la potentialité d’un public peu fourni. Non, les gens étaient là - à l’échelle d’un premier concert de soirée, certes - et ils se sont déhanchés avec entrain et sans parapluie. 

Durant une heure et des poussières (difficile de tenir le timing pour ces enflammés de nature), les musiciens ont amené l’audience dans une sphère où rares sont les filtres. Un univers qui sent furieusement la clope, la bière et le cuir. Un autre temps, où les instruments lustrés et les voix bouillonnantes chantent les choses qui comptent. Celles qui viennent du ventre, et surtout pas de la tête. Et font swinguer les corps et les cœurs au nom de la liberté. 

>>Retrouvez les informations sur les Coconut Kings en cliquant ici

>>A lire aussi: Tohu Bohu: rencontre inspirante avec Fakear, jeune étoile de l'électro


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