12.01.2018, 18:12

Le nouveau patron du Walliser Bote veut un journal indépendant dans le Haut-Valais

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 12.01.2018, 18:12 Le nouveau patron du Walliser Bote veut un journal indépendant dans le Haut-Valais

Presse L'homme qui a racheté la société éditrice du Walliser Bote, Fredy Bayard, est un businessman qui veut que le quotidien haut-valaisan soit un journal ouvert à tous les courants politiques.

Mengis, l’éditeur du quotidien haut-valaisan Walliser Bote racheté. C’est un coup de tonnerre dans le paysage médiatique haut-valaisan. Et ceci d’autant plus que le groupe Mengis comprend aussi un hebdomadaire, RhoneZeitung, ainsi qu’une imprimerie.

Un patron venu de la mode

L’acheteur, c’est Fredy Bayard. Son patronyme est largement connu. Il a été le patron de Bayard...

Mengis, l’éditeur du quotidien haut-valaisan Walliser Bote racheté. C’est un coup de tonnerre dans le paysage médiatique haut-valaisan. Et ceci d’autant plus que le groupe Mengis comprend aussi un hebdomadaire, RhoneZeitung, ainsi qu’une imprimerie.

Un patron venu de la mode

L’acheteur, c’est Fredy Bayard. Son patronyme est largement connu. Il a été le patron de Bayard Mode, la petite entreprise familiale devenue géante de la confection, qui exploite actuellement 76 filiales en Suisse, dont sept en Valais. Il y a six mois, Fredy Bayard s’est retiré de la direction du groupe de mode, dans lequel œuvre toujours sa femme, Silvia Bayard. Ce retrait lui donne les coudées franches pour se lancer dans un nouveau défi.

Une ouverture politique

Racheté, quelle couleur politique aura le Walliser Bote, réputé proche du PDC haut-valaisan? «Pour moi, c’est important que tous les partis soient présents dans le journal. Je veux savoir ce que pense la gauche, la droite… C’est important que toutes les régions soient présentes, qu’on y parle du foot, du hockey», déclare le nouvel éditeur du quotidien haut-valaisan.

Pour Fredy Bayard, cette ouverture n’est pas une révolution. Il estime que le WB, comme on l’appelle dans le Haut, n’a plus de couleur politique. «Actuellement, quand je lis le Walliser Bote, je ne lis pas le journal du PDC.»

Volonté de rester indépendant

Fredy Bayard insiste sur la nécessité d’avoir un journal indépendant dans la partie germanophone du canton. «J’ai toujours été intéressé par le monde de la presse, par la politique, le foot. Je pense qu’il est important que le Haut-Valais dispose d’un journal indépendant, qui ne fasse pas partie d’un grand groupe de presse qui laisse de côté l’aspect régional.»

Pour lui, il est évident, que le quotidien du Haut doit garder son ancrage régional. S’il vit pour l’essentiel à Berne, où il a transféré il y a quinze ans le siège du groupe Bayard Mode, Fredy Bayard possède aussi une maison à Venthône. «J’ai quand même mon cœur dans le Haut, où j’ai beaucoup de contacts. J’ai toujours voulu faire quelque chose dans le Haut.»

Un projet entrepreneurial

Fredy Bayard n’entend pas pour autant devenir un acteur de la vie publique du Haut. «Je suis un entrepreneur. Je ne veux pas m’engager dans la vie du Haut-Valais. Avec Bayard Mode, nous avons commencé tout petit à Viège avec ma femme et nous sommes devenus un grand groupe. Est-ce que vous m’avez souvent vu dans les médias?», glisse-t-il en riant. Il n’entend pas changer la donne en changeant de domaine d’activité.

Le groupe Mengis constitue avant tout un défi entrepreneurial pour Fredy Bayard. «Le monde de l’édition vit une période de changements. Il y en a eu aussi beaucoup dans la mode. Dans ce domaine, je me suis aperçu que celui qui changeait le plus vite l’emportait.» Une méthode qui pourrait lui servir dans sa nouvelle fonction.

L’expérience de Mengis

Nicolas Mengis a donc cédé la majorité du groupe éponyme. Il garde une participation et va rester dans le conseil d’administration. «C’est important qu’il reste. Je suis content. Il a beaucoup fait pour le métier. Il apporte son expérience », commente Fredy Bayard.

Si Nicolas Mengis passe la main, c’est, dit-il, pour assurer l’avenir, l’avenir à dix ans, du groupe. «Nous avons 200 employés. Nous avons une responsabilité vis-à-vis d’eux. Il y a des difficultés qui planent sur notre métier et nos forces sont limitées. Fredy Bayard est un entrepreneur d’ici, qui veut continuer avec nos valeurs, nos racines haut-valaisannes.»
 

La rédaction du Walliser Bote satisfaite

La rédaction du Walliser Bote voit d’un bon œil l’arrivée de Fredy Bayard à la tête du groupe Mengis. «Cette arrivée est vue positivement», assure David Biener, rédacteur en chef adjoint du quotidien haut-valaisan. «C’est un entrepreneur du Haut qui croit en nous, au produit que nous fabriquons. C’est une bonne chose dans cette période difficile pour la presse.»

Le journaliste décrit le nouveau patron du groupe comme d’un homme «très business, qui connaît les gens et le contexte haut-valaisan.»
 


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